AGONISTES du GLP-1 : Ils réduisent le risque de cancer chez les personnes obèses
Nouvel avantage documenté des agonistes du GLP-1 : leur effet de réduction du risque de de cancer chez les adultes obèses. L’étude, menée par une équipe de l’Indiana University School of Medicine (Indianapolis) et publiée dans le JAMA Oncology, appelle à clarifier les mécanismes sous-jacents à ces nouveaux avantages -déjà nombreux-, de ces médicaments de perte de poids.
Les agonistes du récepteur du peptide-1 apparenté au glucagon (agonistes du GLP-1) sont largement prescrits pour le contrôle glycémique dans le diabète de type 2 et pour la gestion du poids. Cependant, leur impact à long terme sur le risque de cancer reste incertain. Comprendre cette association est crucial pour la sécurité des patients.
La recherche met notamment en avant, avec ces nouveaux médicaments, non seulement une réduction du risque global de cancer, mais particulièrement des cancers de l'endomètre, de l'ovaire et du méningiome, chez ces patients obèses ou en surpoids.
L’étude de cohorte rétrospective analyse les dossiers médicaux électroniques de 43.317 participants prenant des agonistes du GLP-1 vs 43.315 témoins non-utilisateurs appariés. L’analyse a comparé les incidences de 14 cancers chez les utilisateurs vs non-utilisateurs. Ses principaux critères d’évaluation étaient donc l’incidence de 14 cancers, dont 13 cancers associés à l’obésité (foie, thyroïde, pancréas, vessie, colorectal, rein, sein, endométrial, méningiome, tube digestif supérieur, ovaire, myélome multiple et prostate) et cancer du poumon. L’analyse constate que :
- la prise d'agonistes du GLP-1 est significativement associée à une réduction du risque global de cancer : les taux d’incidence des 14 cancers étaient respectivement de 13,6 vs 16,4 pour 1.000 personnes-années, ce qui indique un risque global de cancer significativement plus faible chez les patients prenant des agonistes du GLP-1 ;
- cette réduction vaut particulièrement pour les cancers de l'endomètre, du méningiome et de l'ovaire : soit, respectivement, HR : 0,75- HR : 0,69 et HR : 0,53 pour ces 3 cancers ;
- en revanche, les agonistes du GLP-1 s’avèrent associés à une augmentation -mais non significative- du risque de cancer du rein (HR : 1,38) ;
Pris ensemble, ces résultats suggèrent que la prise d'agonistes du GLP-1 pourrait influencer le risque de cancer, soulignant la nécessité de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents.
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