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ALZHEIMER : L’espoir d’un traitement préventif ?

Actualité publiée il y a 1 année 5 jours 7 heures
PNAS
Premières preuves de concept d'un candidat médicament qui protège l'intégrité du « gardien du cerveau » (Visuel Adobe Stock 1391203664)

Protéger directement la barrière hémato-encéphalique, pour prévenir la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives, c’est la nouvelle stratégie proposée par ces neuroscientifiques de Université Case Western Reserve University (Cleveland) : ces chercheurs documentent, dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) un candidat médicament qui protège l'intégrité du « gardien du cerveau ».

 

L’auteur principal, Andrew Pieper, psychiatre et neuroscientifique à la Case Western Reserve et neuropsychiatre au Centre médical universitaire de Cleveland, rappelle que

plus de 55 millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie d'Alzheimer 

et d'autres formes de démences, toutes ces pathologies étant caractérisées par une destruction progressive des cellules du cerveau et du système nerveux.

Il n'existe aucun traitement pour contrôler ou gérer ces maladies neurodégénératives, 

le nouveau candidat pourrait changer la donne.

La plupart des précédentes recherches sur les maladies neurodégénératives se sont concentrées sur les neurones, cette étude se concentre sur la  barrière hémato-encéphalique, composée d’un réseau de cellules qui forme une couche protectrice entre le cerveau et le sang. Cette barrière offre une protection pratiquement infranchissable permettant aux molécules clés d'entrer et de sortir du cerveau mais en bloquant les substances dangereuses ou toxiques du sang, notamment les bactéries et les virus.

La détérioration de la barrière, un indicateur précoce de nombreuses maladies neurodégénératives.

L’étude, préclinique, teste l’efficacité du candidat chez la souris modèle, avec des résultats prometteurs. Son objectif, protéger la barrière hémato-encéphalique. Plus précisément, le candidat cible une enzyme du système immunitaire, la 15-PGDH (15-hydroxyprostaglandine déshydrogénase), dont les niveaux sont particulièrement élevés dans la barrière et encore plus élevés en cas de maladie d’Alzheimer, de traumatisme crânien et, plus largement, avec le vieillissement. Cela vaut chez l’Homme, comme chez la souris. Le candidat, nommé à ce stade « SW033291 » bloquer l'enzyme :

 

  • chez ces modèles traités avec le candidat médicament, la barrière hémato-encéphalique reste parfaitement intacte ;
  • le blocage de 15-PGDH bloque également l'inflammation cérébrale et protège donc la barrière hémato-encéphalique ;
  • le cerveau ne subit aucune neurodégénérescence ;
  • les capacités cognitives et mémorielles sont totalement préservées.
  • le candidat ne modifie pas la quantité d'amyloïde, une protéine dont l’accumulation toxique est caractéristique de la maladie d'Alzheimer : c’est donc une toute nouvelle stratégie, puisque les traitements actuels ciblent, justement l’amyloïde.

 

Le candidat semble donc très prometteur, à ce stade préclinique avec de larges implications, à confirmer, dans le traitement, également des lésions et d'autres maladies cérébrales.

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