ARTHROSE : L'association pangénomique change la donne
C'est la plus grande étude d'association pangénomique jamais réalisée sur l'arthrose, elle révèle de nouvelles cibles thérapeutiques et suggère de nouvelles thérapies possibles contre la maladie. Cette recherche inédite, menée à l’Université du Maryland, démontre également la puissance étiologique, diagnostique et thérapeutique, des études d’association pangénomique.
On estime que dans les pays riches,
près d’1 adulte sur 5 souffre d'arthrose,
la forme d'arthrite la plus courante. Cependant, il n'existe aucun traitement curatif, ciblant les causes de la maladie et permettant d’inverser ou de stopper les dommages aux articulations. Les médicaments actuellement disponibles ciblent les symptômes tels que les douleurs articulaires, la raideur et les problèmes de mobilité.
Cette recherche porte sur les fondements génétiques de cette maladie qui pourrait toucher
1 milliard de personnes dans le monde d'ici 2050.
L’étude est la plus grande association pangénomique jamais réalisée sur l'arthrose, via la méta-analyse de bases de données génétiques de près de 2 millions de personnes, dont près d'un demi-million de patients atteints d'arthrose et 1,5 million de témoins. 962 marqueurs génétiques ont été identifiés, dont 513 nouveaux marqueurs jusque-là inconnus.
L’un des auteurs principaux, le Dr Marc C. Hochberg, professeur émérite de médecine à l'Université du Maryland, indique que « l’analyse a permis d'identifier des centaines de nouvelles cibles thérapeutiques possibles avec à la clé, des repositionnements de médicaments prometteurs », soit, en substance :
-
700 gènes impliqués dans l'arthrose ;
- 10 % de ces gènes codent pour des protéines déjà ciblées par des médicaments approuvés pour d'autres pathologies ;
- des informations précieuses permettant d’adapter les stratégies thérapeutiques existante ou de mieux sélectionner les patients pour les essais cliniques et les approches de médecine de précision ;
- 8 processus biologiques clés essentiels au développement de l'arthrose, notamment des processus impliqués dans l'horloge circadienne et les fonctions des cellules gliales.
Au-delà de cette masse de nouvelles connaissances qui va faire progresser la prise en charge de ce fardeau de santé publique, en hausse avec le vieillissement des populations, cette recherche illustre la puissance des études pangénomiques dans l’identification de nouvelles associations génétiques et pour un spectre large de maladies.
Autres actualités sur le même thème
SANTÉ PUBLIQUE et vaccination : Et si le médecin était beaucoup plus proactif ?
Actualité publiée il y a 9 années 3 moisSi c’était le médecin qui prenait l’initiative du rendez-vous pour et avec ses patients, ceux-ci seraient bien plus susceptibles de se faire vacciner contre la...ARTHROSE du GENOU : Le test sanguin qui la détecte jusqu’à 8 ans avant
Actualité publiée il y a 2 années 2 moisDYSMÉNORRHÉE : Les cycles menstruels difficiles aggravent la fibromyalgie
Actualité publiée il y a 9 années 3 moisARTHROSE du GENOU : Un traitement non invasif fait ses preuves contre la douleur
Actualité publiée il y a 3 années 4 mois
ABONNEMENT PREMIUM
Accédez sans limite à plus de 15 000 actualités


