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BONHEUR : Son secret réside en chacun de nous

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 2 semaines
Nature Human Behaviour
Le secret du bonheur réside-t-il en vous, en chacun de nous ? Ou bien réside-t-il dans la société dans laquelle nous vivons ? (Visuel Adobe Stock 162456791)

Le secret du bonheur réside-t-il en vous, en chacun de nous ? Ou bien réside-t-il dans la société dans laquelle nous vivons ? Chacun apporte sa propre réponse aux questions, que se repose cette équipe de psychologues de l’Université de Californie à Davis. Le bonheur vient de l'intérieur mais est également partiellement façonné par des influences extérieures telles que notre travail, notre santé, nos relations et notre situation matérielle. A chaque nature ses propres facteurs de bonheur, conclut cette étude, publiée dans la revue Nature Human Behaviour et qui nous propose 3 "théories du bonheur". 

 

La notion de bonheur peut paraître artificielle ou du moins relative, l’éprouver revêtant de multiples formes particulières. Cependant le bonheur participe au bien-être et à la santé, comme le consacre le Rapport mondial sur le bonheur. D’ailleurs, l’un des auteurs principaux de cette méta-analyse, Emorie Beck, professeur de psychologie à l'Université de Californie Davis, ajoute : « Il est important de comprendre les sources du bonheur pour élaborer des interventions efficaces ».

3 grands modèles de bonheur ?

  • La théorie « ascendante » soutient que le bonheur global provient de notre satisfaction dans certains domaines de notre vie, tels que la richesse, un travail agréable et des relations épanouissantes, bref de la somme de petits bonheurs ; c’est d’ailleurs la théorie empruntée par les experts du Rapport mondial sur le bonheur. Dans le cadre de ces théories, il est clair qu’améliorer l’environnement de vie au niveau sociétal peut contribuer à cette « forme » de bonheur ;
  • une théorie descendante, qui suppose que le bonheur ne provient pas de circonstances extérieures, mais d'attitudes et de qualités personnelles, ce qui implique que nous pouvons améliorer notre bonheur en améliorant notre « mental ».  Ce point de vue contribue à expliquer la pratique élargie de la méditation de pleine conscience ou autres thérapies qui ciblent plutôt des des facteurs internes.  

 

« Mais nous connaissons tous des personnes qui vivent des événements traumatisants et qui semblent pourtant heureuses » et pourtant des enquêtes ont montré qu'au sein des populations, seule une partie de l'écart de bonheur peut être attribuée à des facteurs tels que la richesse et l'espérance de vie, ce qui plaide plutôt pour une perspective « descendante » ». Il faudrait donc peut-être opter plutôt pour un compromis entre ces 2 théories :

 

une 3è théorie est bidirectionnelle : les influences ascendantes et descendantes interagissent pour générer un bonheur global.

 

L'étude tente de cerner les déterminants du bonheur individuel auprès de plus de 40.000 participants, vivant en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Suisse, aux Pays-Bas et en Australie, interrogés à plusieurs reprises pendant une période de suivi de 30 ans. Ces enquêtes ont permis d'évaluer la satisfaction de vie globale au fil du temps et la satisfaction dans 5 grands domaines : la santé, le revenu, le logement, le travail et les relations. Cette analyse révèle que :

 

  • les proportions de participants suivant la tendance ascendante et descendante sont similaires ;
  • d’autres participants suivent une tendance bidirectionnelle, d’autres suivent différentes tendances au fil du suivi ;
  • les 5 domaines n'ont pas d'impact particulier sur le bonheur ;
  • si certains participants se déclarent satisfaits de leur vie dans son ensemble ainsi que dans certains domaines plus particulièrement, ces domaines ne semblent pas influencer le bonheur au fil du temps ;
  • d'autres facteurs de leur vie, soit structurels plus généraux, soit des événements ponctuels spécifiques, prennent fréquemment le pas sur ces influences de fond ;
  • la mesure du bien-être subjectif à l'échelle de la population ne reflète pas réellement l'expérience des individus mais semble également prendre en compte, pour une autre partie variable, à la fois les facteurs externes tels que la santé, les revenus, le logement et l'emploi, et les qualités individuelles telles que le mental, la résilience personnelle et le sens de la vie.

 

Le bonheur reste sans surprise un trait difficile à cerner, parfois même du domaine de l’imaginaire ? 

Cependant, l’environnement de vie sociétal compte, plus ou moins selon les individus, mais compte tout de même. Développer des politiques sociales favorables ne doit donc pas être négligé, d’ailleurs, concluent les chercheurs, ces facteurs environnementaux nourrissent probablement aussi, les facteurs de bonheur au niveau personnel.

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