CANCER du SEIN: L'exercice dissipe le chemobrain et éclaircit la mémoire
La pratique d’un exercice physique adapté est aujourd’hui recommandée à tous les stades d’un cancer du sein. Cette étude de la Northwestern Medicine ajoute aux bénéfices de l’exercice chez ces patientes, en suggérant qu’une pratique modérée à vigoureuse permet également l’amélioration de la mémoire chez les patientes atteintes de « chemobrain ». De plus, l'activité physique semble atténuer le stress et la détresse émotionnelle, ce qui contribue non seulement à rétablir la capacité cognitive mais aussi à améliorer la qualité de vie. A lire dans la revue Psycho-Oncology.
Les patientes atteintes de cancer du sein peuvent commencer à développer des défauts cognitifs légers regroupés sous le terme « chemobrain » et cela, même avant ou au tout début de la chimiothérapie, avait révélé cette étude de l'Université de Munich. Au-delà, un grand nombre d'études ont montré que les patients cancéreux présentent très souvent de légers déficits de l'attention, de la mémoire et d'autres fonctions cognitives de base, qui peuvent ne pas être spécifiquement liés à la chimiothérapie ou à la radiothérapie. La majorité de ces études ayant suggéré l'apparition de ces perturbations en amont du traitement, menées chez des patientes atteintes de cancer du sein, ont avancé plusieurs explications possibles : la tumeur pourrait perturber certaines fonctions du cerveau en activant la sécrétion de cytokines qui modulent le système immunitaire, ou encore, le cancer et les troubles cognitifs pourraient partager une base génétique commune. L'exercice a été documenté comme bénéfique à tous les stades de la maladie, en prévention du cancer du sein, après l'annonce du diagnostic et chez les « survivantes » en prévention du risque de récidive. Cette nouvelle étude suggère son efficacité à réduire également ces troubles cognitifs chez les survivantes du cancer du sein. L'auteur principal, le Dr auteur Siobhan Phillips, professeur de médecine préventive à l'Université Northwestern « raconte » : « Ces femmes sont effrayées, stressées, fatiguées, choquées émotionnellement, ont une faible confiance en soi, sont épuisées mentalement, et tout cela peut les conduire à des troubles de la mémoire ». Son étude, menée sur 1.477 femmes survivantes, évaluées pour leurs capacités cognitives et équipées d'accéléromètres pour la mesure de leur activité physique, montre que plus la pratique de l'activité physique est soutenue chez ces femmes, plus elles regagnent en confiance en soi, leur détresse et leur fatigue diminuent, et leurs troubles cognitifs s'estompent. L'équipe conseille ainsi à ses patientes la pratique de la marche rapide, du vélo ou du jogging.
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