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CANCER : Un test sanguin post-traitement de détection de maladie résiduelle

Actualité publiée il y a 1 année 5 jours 6 heures
Nature Medicine
Alors que la principale préoccupation après un traitement du cancer reste sa non-progression, la confirmation de la rémission et l’absence de risque de récidive, ce test sanguin post-traitement pourrait se révéler un atout considérable (Visuel Adobe Stock 283646387)

Alors que la principale préoccupation après un traitement du cancer reste sa non-progression, la confirmation de la rémission et l’absence de risque de récidive, ce test sanguin post-traitement pourrait se révéler un atout considérable, pour la surveillance et les décisions thérapeutiques futures mais aussi pour la qualité de vie des patients : ces biologistes de l’Université Yale, toujours dans l’objectif d’une médecine personnalisée, apportent ici, dans la revue Nature Medicine, les preuves d’intérêt de cet outil de détection de molécules cancéreuses résiduelles dans le sang des patients à antécédents de cancer, un test qui reste efficace des années après le traitement.

Ce détecteur de maladie résiduelle moléculaire (MRM),

permet, longtemps après la fin du traitement primaire, de surveiller l'évolution de la maladie. Il est clair qu’il pourrait éclairer l'intervention clinique, notamment la reprise ou l'intensification du traitement.

 

« La détection de la maladie résiduelle moléculaire représente l'avenir », écrit l’auteur principal, le Dr Roy Herbst, directeur adjoint du Centre de cancérologie de Yale et chef du service d'oncologie médicale et d'hématologie à l’Université Yale : « Cet outil va nous permettre de suivre les patients en temps réel ».

 

L’étude est menée auprès de patients participant à l'essai clinique ADAURA portant sur le traitement par osimertinib du cancer du poumon non à petites cellules avec mutations activées par le facteur de croissance épidermique (EGFR). 

 

Si l’essai concluait à l’efficacité de l'osimertinib, il restait nécessaire de savoir si leur cancer pouvait récidiver. 

D’où le développement de ce test post-traitement, qui se révèle valide chez ces mêmes patients, en identifiant les patients susceptibles de bénéficier d'une intensification ou d'une reprise du traitement.

 

L’outil pourrait également identifier les patients ne présentant qu'un très faible risque de récidive, ce qui contribuerait à limiter les surdiagnostics et les surtraitements.

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