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COVID LONG : La variante qui augmente le risque de 60 %

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 6 jours
Nature Genetics
Découverte d'une variante génétique, qui augmente significativement le risque de COVID long (Visuel Adobe Stock 705352374)

On en parle moins, pourtant le COVID long s’est aujourd’hui imposé comme une maladie chronique à part entière, même si la condition reste complexe à diagnostiquer et à traiter. Cette équipe internationale, coordonnée au Karolinska Institutet (Suède) identifie une variante génétique, qui augmente significativement le risque de COVID long. Ces travaux, publiés dans la revue Nature Genetics, au-delà de rappeler la prévalence non anodine de la maladie, en identifiant cette variante à proximité d’un gène impliqué dans le développement et les maladies pulmonaires, confirment le rôle central de l’infection pulmonaire dans ce syndrome de longue durée.

 

Avec du recul, on sait aujourd’hui que le COVID long est fréquent et touche environ 5 à 10 % des personnes ayant développé l’infection aiguë, la grande majorité des cas de COVID Long survenant d’ailleurs après une infection initiale légère. On sait aussi que la durée du syndrome post-COVID peut être longue : Seulement 6 à 9 % des personnes atteintes du COVID long sont totalement guéries au bout de 2 à 3 ans. Cependant, les causes biologiques du COVID long restent floues.

 

Un facteur génétique de symptômes à long terme après COVID

L’étude, la Long COVID Host Genetics Initiative, analyse les données génétiques de 6.450 patients atteints de COVID long et de plus d'1 million de témoins dans 16 pays. Cette analyse aboutit à :

 

  • une variante génétique qui augmente le risque de COVID long d'environ 60 % ;
  • cette association génétique est confirmée par une analyse indépendante portant sur 9.500 cas supplémentaires ;
  • la variante génétique identifiée est située à proximité du gène FOXP4, connu pour affecter la fonction pulmonaire.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Hugo Zeberg, du département de physiologie et de pharmacologie du Karolinska Institutet, conclut : « Nos résultats suggèrent que l'altération de la fonction pulmonaire joue un rôle clé dans le développement du COVID long. Bien que cette variante génétique augmente significativement le risque, elle reste cependant un élément au sein d'un ensemble beaucoup plus vaste de facteurs de prédisposition ».

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