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CURE de JOUVENCE : Ces métabolites de l'indole, anti-âge et cachés sous notre peau

Actualité publiée il y a 1 année 6 jours 21 heures
Journal of Natural Products
Il existe bien des composés aux propriétés anti-âge cachés sous notre peau (Visuel Adobe Stock 307807384)

On met tout en œuvre pour préserver la jeunesse de sa peau grâce à de multiples produits de soin. Pourtant, il existe bien des composés aux propriétés anti-âge cachés sous notre peau. 3 molécules en particulier, produites par une bactérie présente dans le sang, réduisent les lésions et les réactions inflammatoires des cellules cutanées humaines. Ces travaux, menés à l’Université Gachon (Corée du Sud) et publiés dans le Journal of Natural Products, désignent ainsi de nouveaux traitements contre le vieillissement cutané.

 

On connait encore mal l'impact sur la santé humaine des sous-produits bactériens (ou métabolites) libérés dans la circulation sanguine. Les composés indoliques constituent une classe de métabolites particulièrement intéressante en raison de leurs propriétés anti-âge, anti-inflammatoires et antimicrobiennes.

 

Or, une bactérie sanguine, Paracoccus sanguinis, produit des composés indoliques, et c’est l’objet de cette nouvelle recherche. L’un des auteurs principaux, Chung Sub Kim, Sullim Lee, chercheur en pharmacologie à la Gachon University : « Nous nous sommes intéressés à P. sanguinis car les microbes dérivés du sang constituent un domaine de recherche encore peu exploré et, compte-tenu de l'environnement unique de la circulation sanguine, l'étude d'espèces individuelles comme P. sanguinis pourrait révéler des fonctions métaboliques jusqu'alors inconnues, pertinentes pour la santé et pour lutter contre le vieillissement et la maladie liée à l’âge ».

 

L’étude a consisté à cultiver un grand volume de P. sanguinis pendant 3 jours puis à extraire le mélange de métabolites produits par les microbes. Une combinaison de méthodes analytiques, notamment la spectrométrie, le marquage isotopique et l'approche computationnelle, a permis à partir de ce mélange d'identifier la structure chimique de 12 métabolites indoliques individuels, dont 6 n'avaient jamais été identifiés :

 

  • ces métabolites indoliques semblent capables d’atténuer les processus nocifs associés au vieillissement cellulaire, en particulier au vieillissement de la peau humaine ;
  • in vitro, sur des cultures de cellules cutanées traitées pour induire des niveaux élevés d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), des composés responsables de l'inflammation et des lésions du collagène, 3 des composés ou indoles réduisent fortement les ROS ;
  • ces 3 métabolites réduisent également les niveaux de 2 protéines inflammatoires et d'1 protéine endommageant le collagène.

Ce sont donc de nouvelles cibles, endogènes, contre le vieillissement cellulaire

et spécifiquement cutané, qui viennent d’être identifiées.

 

Ces nouveaux métabolites de l'indole sont donc des candidats prometteurs pour de futurs traitements contre le vieillissement cutané.

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