DÉPRESSION : L’IA la détecte à partir d’une seule question
« Comment s’est passé ta journée ? » Le ton de la voix de la réponse à cette seule question suffit à cette application basée sur l’intelligence artificielle (IA) à détecter le développement d’une dépression. Un nouvel outil performant, développé par une équipe d’ingénieurs de, présenté dans les Annals of et qui, accessible à tous, pourrait permettre un recours plus élargi et opportun aux services de santé mentale.
On estime que près de 300 millions de personnes souffrent de dépression dans le monde, cependant la maladie reste très mal détectée et traitée. Une récente étude a plus largement estimé que plus d’1 tiers des personnes atteintes de maladie mentale renoncent aux soins. Ce nouvel outil d’évaluation basé sur l'intelligence artificielle (IA) qui repose sur un « simple » biomarqueur vocal de la dépression modérée à sévère, accessible à chacun, permettrait à toutes ces personnes de confirmer leur problème de santé mentale et pourrait les inciter à rechercher des soins ou un soutien.
Améliorer l'accès au dépistage en soins primaires puis à domicile
L’étude a évalué la performance de cet outil basé sur l’apprentissage automatique -qui analyse la parole- dans la détection de la dépression modérée à sévère. Dans un premier temps, l’objectif serait déjà d’améliorer l'accès au dépistage en soins primaires. L’analyse de plus de 14.000 extraits de voix d'adultes ayant répondu à la question :
« Comment s'est passé votre journée ? »
soit au moins 25 secondes d’expression orale, et en particulier les biomarqueurs vocaux associés à la dépression, soit :
- le rythme de la parole,
- les hésitations,
- les pauses,
- d'autres caractéristiques acoustiques,
révèle une très bonne performance de détection :
Comparés aux résultats de l’échelle standard de détection, le Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9), l’outil à base d'IA confirme sa capacité à :
- détecter les signes de dépression,
- détecter la nécessité en cas de doute d’une évaluation supplémentaire.
- détecter ces signaux avec une sensibilité de 71 %, identifiant correctement la dépression chez 71 % des personnes diagnostiquées avec l’échelle standard ;
- avec une spécificité était de 74 %, excluant correctement la dépression chez 74 % des personnes qui n'en souffrent pas.
Ainsi, ce type de technologie d'apprentissage automatique pourrait constituer un outil précieux de détection, dans un premier temps dans le cadre des soins primaires.
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