Des VACCINS à administration fractionnée ?
Il y a la recherche d’un vaccin universel, capable de protéger contre plusieurs souches responsables d’une même maladie -comme la grippe- et maintenant il y a le vaccin à administration « fractionnée » développé par ces bioingénieurs et immunologues du Massachusetts Institute of Technology (MIT) : Ces particules contenant plusieurs doses de vaccin et qui pourraient réduire voire éliminer le besoin d'injections de rappel, sont documentées dans la revue Advanced Materials.
Il s’agit précisément de microparticules polymères capables de libérer des doses de vaccin à des moments prédéterminés après l'injection et qui pourraient garantir une meilleure couverture vaccinale, complète, avec une injection unique.
Les chercheurs rappellent que, dans le monde,
20 % des enfants ne sont pas complètement vaccinés,
ce qui entraîne chaque année 1,5 million de décès d'enfants dus à des maladies évitables par la vaccination. Environ la moitié de ces enfants « sous-immunisés » ont cependant reçu au moins une dose de vaccin, mais n'ont pas terminé leur schéma vaccinal, l’autre moitié de ces enfants n'ont reçu aucun vaccin.
Faciliter l'administration, optimiser la couverture
L’objectif de cette équipe du MIT est donc de développer des microparticules capables de libérer leur principe actif des semaines, voire des mois, après l'injection. Le vaccin pourrait ainsi être administrés en une seule fois, tout en délivrant plusieurs doses à des moments différents. L'objectif en santé publique est non seulement d’optimiser la couverture vaccinale totale mais aussi d’élargir l'accès à la vaccination, pour les pays en développement où les infrastructures de soins sont limitées.
L'approche vaccinale est basée sur les polyanhydrides, des polymères biodégradables développés pour l'administration de médicaments il y a plus de 40 ans, extrêmement hydrophobes, ainsi que sur un modèle d'apprentissage automatique (IA) qui permet de déterminer différents facteurs, dont le temps nécessaire aux particules pour se dégrader une fois dans l'organisme. Ces facteurs comprennent le type de monomères entrant dans la composition du matériau, le ratio des monomères, le poids moléculaire du polymère et la capacité de charge, c'est-à-dire la quantité de vaccin pouvant être véhiculée et libérée par la particule.
Preuve de concept, avec le vaccin contre la diphtérie : la preuve de concept est obtenue à ce stade chez la souris, qui a reçu ces particules pour administrer 2 doses de vaccin contre la diphtérie : l'une immédiatement, l'autre deux semaines plus tard. Les souris ayant reçu ce vaccin ont généré autant d'anticorps que celles ayant reçu deux doses distinctes à 2 semaines d'intervalle.
Le défi des intervalles espacés : les chercheurs espèrent maintenant pouvoir prolonger ces intervalles, jusqu’à plusieurs années si possible. « Si nous souhaitons étendre cette expérience à des durées plus longues, disons un mois ou même plus, nous disposons de plusieurs moyens, comme l'augmentation du poids moléculaire ou de l'hydrophobicité du polymère. Nous pouvons également potentiellement procéder à des réticulations. Il s'agit de modifications supplémentaires de la chimie du polymère visant à ralentir la cinétique de libération ou à prolonger le temps de rétention de la particule ».
Bientôt donc, une vaccination à injection unique.
Autres actualités sur le même thème
ZIKA: Il ne s'attaque pas qu'au cerveau des enfants
Actualité publiée il y a 9 années 11 moisSANTÉ : Elle devrait aussi avoir ses routines
Actualité publiée il y a 2 années 6 moisMODE DE VIE: Pourquoi tous les seniors devraient avoir un chien
Actualité publiée il y a 10 années 3 moisVivre avec un chien, c’est faire 10 ans de moins, avait déjà suggéré cette précédente étude écossaise qui estimait donc jusqu’à 10 années, le gain de vie en...VITAMINE D: Soleil absent, aliments, suppléments et oligo-éléments
Actualité publiée il y a 10 années 1 semaine
ABONNEMENT PREMIUM
Accédez sans limite à plus de 15 000 actualités


