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EXERCICE PHYSIQUE : Le microtraining déjà neuroprotecteur

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 1 semaine
The Lancet
L'exercice physique contribue à freiner le vieillissement cérébral, mais comment ? (Visuel Adobe Stock 122890391)

L'exercice physique contribue à freiner le vieillissement cérébral, mais comment ? Si ses effets bénéfiques sur la santé cérébrovasculaires sont bien documentés, cette équipe de la Norwegian University of Science and Technology, résume le mécanisme de manière simple : « l'exercice physique qui augmente légèrement le rythme cardiaque et accélère la respiration est un remède, également pour le cerveau ». Cette même équipe, dont l’étude paraît dans le Lancet, a publié un ouvrage ayant suscité un vif intérêt : « Microtraining – 7 semaines pour booster la forme physique et cognitive ».

 

Ces experts travaillent sur le lien entre l’activité physique, ou une bonne forme physique, et la santé cérébrale- avec des collègues du Queensland Brain Institute (Australie) et expliquent que le cerveau bénéficie indéniablement de l’activité physique, même lorsqu’elle est pratiquée en petite quantité. Avec l'augmentation de l'espérance de vie, le déclin cognitif et la démence deviennent un enjeu majeur de santé publique. Puisqu'il n'existe toujours pas de remède, la prévention est cruciale.

 

« L'exercice physique est peu coûteux, accessible et sans effets secondaires. Il devrait être considéré comme une mesure de première intention pour préserver la santé cérébrale ».

Endurance et condition physique tiennent la démence à distance

L’étude est une revue de la littérature et une méta-analyse des recherches publiées sur le sujet. Parmi les principaux enseignements :

 

  • l'exercice est important non seulement pour le cœur, mais tout autant pour le cerveau ;
  • l'activité physique est l'une des métriques (et des mesures) les plus prometteuses pour évaluer et prévenir le déclin cognitif et la démence ;
  • les données issues d'études animales et humaines illustrent comment l'activité physique affecte l'inflammation, la circulation sanguine, la fonction immunitaire, la plasticité cérébrale et la libération de molécules protectrices dans le sang- alors que ces processus ont tendance à s'affaiblir avec l'âge et à contribuer au développement de maladies neurodégénératives ;
  • en maintenant voire restaurant ces différents mécanismes qui jouent un rôle important dans le développement de la démence et du déclin cognitif, l’exercice ralentit le déclin cognitif ;
  • le microentraînement – soit ​​passer d'une absence d'activité à l'intégration de petites doses d'exercice réparties dans la vie quotidienne – suffit déjà à amorcer cet effet cognitif bénéfique ;

 

Et les recommandations ? Les directives de pratique de l’activité et de l’exercice physique préconisent au moins 150 minutes d'intensité modérée ou 75 minutes d'intensité élevée par semaine, cependant, 50 à 70 % de la population des pays riches ne respectent pas ces recommandations. Ces experts s’inscrivent en faux, et soutiennent qu'une durée bien inférieure d’activité physique peut également apporter de grands bénéfices, à condition que la pratique soit d'intensité élevée.

 

Le message est simple :

« Nous pensons qu'il est temps que les autorités sanitaires fournissent des conseils plus clairs sur l'importance de l'exercice pour le cerveau ».

 

Sensibiliser à la pratique de même de petites doses d'activité physique intense – équivalentes à une marche rapide qui peut réduire le risque de démence jusqu'à 40 %, sensibiliser au fait qu’il n’est jamais trop tard pour commencer, pourrait être le déclin qui incite les gens à se lancer.

« Mieux vaut peu que rien – et il n'est jamais trop tard pour commencer ».

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