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FIV : Des tests génétiques sur les embryons pour concevoir plus rapidement

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 2 jours
Journal of Clinical Medicine
Les tests génétiques sur les embryons issus de la FIV aident les femmes de plus de 35 ans à concevoir plus rapidement (Visuel Adobe Stock 296392470)

Les tests génétiques sur les embryons issus de la FIV aident les femmes de plus de 35 ans à concevoir plus rapidement, nous apprend cette équipe de médecins spécialisés du King's College de Londres et du King's Fertility. L’étude, présentée dans le Journal of Clinical Medicine, met en exergue les avantages du test génétique préimplantatoire pour l'aneuploïdie (PGT-A) afin de détecter d'éventuelles anomalies chromosomiques chez les embryons avant leur transfert.

 

 

Il s'agit du premier essai contrôlé randomisé au monde à se concentrer exclusivement sur les femmes âgées de 35 à 42 ans suivant une FIV, un groupe présentant un risque plus élevé de produire des embryons présentant ces anomalies chromosomiques. L'essai examine l'utilisation et l’efficacité du test génétique préimplantatoire pour l'aneuploïdie (PGT-A).

 

Les femmes âgées sont plus susceptibles de produire des embryons présentant un nombre de chromosomes incorrect, ce qui peut entraîner des difficultés de conception et augmenter le risque de fausse couche. Les recommandations actuelles ne comprennent pas le recours systématique au PGT-A, et de nombreuses femmes n’y ont donc pas accès.

 

Les précédentes études ont en effet porté dans l’ensemble, sur des femmes plus jeunes, pour lesquelles le taux d'aneuploïdie est donc plus faible. De plus, les embryons mosaïque, contenant à la fois des cellules normales et anormales, fréquemment rencontrés en FIV ont rarement été inclus dans la recherche.

 

L'étude, pilote, menée auprès de 100 femmes suivies au King's Fertility, âgées de 35 à 42 ans a évalué les performances du test PGT-A chez 50 participantes, 50 formant le groupe témoin. L’expérience montre :

 

  • une naissance vivante avec un maximum de 3 transferts d'embryons chez 72 % des participantes du  groupe d’intervention « PGT-A » vs 52 % dans le groupe témoin ;
  • les participantes du groupe PGT-A obtiennent, dans l’ensemble, une grossesse après un nombre réduit de transferts, ce qui réduit le délai de conception, un facteur important pour les femmes ayant un âge plus avancé ;
  • la différence de taux de naissance vivante n’atteint pas cependant la significativité statistique en raison de la petite taille de l'échantillon mais
  • la tendance suggère un bénéfice qui justifie un essai multicentrique de plus grande envergure.

 

L’auteur principal, le Dr Yusuf Beebeejaun, clinicien et chercheur au King's College de Londres et à la King's Fertility, conclut : « Le nombre de femmes qui fondent une famille après 35 ans est en augmentation et les femmes de cette tranche d'âge sont plus susceptibles de produire des embryons présentant un nombre incorrect de chromosomes. Cela augmente le risque d'échec d'implantation et de fausses couches.

Nos résultats suggèrent qu'une utilisation ciblée du PGT-A dans cette tranche d'âge pourrait aider davantage de femmes à avoir un enfant plus tôt, tout en réduisant le fardeau émotionnel des cycles infructueux et répétés ».

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