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HYPERTENSION : La relaxation est-elle une vraie solution ?

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 6 jours
BMJ Medicine
La relaxation pourrait contribuer à réduire l'hypertension artérielle (HTA), du moins à court terme (Visuel Adobe Stock 650750775)

La relaxation pourrait contribuer à réduire l'hypertension artérielle (HTA), du moins à court terme, suggère cette équipe de cardiologues et de chercheurs de l’Université de Bristol, qui propose une synthèse de ses preuves d’efficacité. Cette revue de la littérature, présentée dans le BMJ Medicine, ne parvient cependant qu’à valider des effets de court terme, avec un niveau de preuve peu élevé et les effets à long terme restent flous et appelent à mener de nouvelles recherches.

 

Car les techniques de relaxation ne devraient pas être négligées et faire partie de l’arsenal des thérapies, notamment non-médicamenteuse de l'hypertension artérielle, qui touche aujourd’hui près d’1,3 milliard de personnes dans le monde, la moitié ignorant d’ailleurs leur maladie. L’HTA constitue l'une des principales causes de décès, tant chez les hommes que chez les femmes, en dépit des traitements existants, notamment en raison d’une observance insuffisante des patients.

 

Les approches alternatives, telles que les techniques de relaxation, mais aussi le contrôle de la respiration, la pleine conscience, le yoga, le tai-chi ont donc un rôle à jouer, en particulier dans la réduction d’un facteur majeur de l’HTA, le stress. Si la relaxation semble tenir ses promesses à court terme, il reste à démontrer que ses effets sont durables sur la tension.

 

L’étude est une revue des principales bases de données de recherches examinant l'impact des techniques de relaxation sur l'hypertension artérielle. L’examen a porté sur 182 études, dont 166 portaient sur l’HTA et 16 sur la « pré-hypertension ». L’équipe utilise ici la méta-analyse en réseau (soit de plusieurs types d’études) et constate que :

 

  • les approches non médicamenteuses les plus étudiées contre l’HTA sont le contrôle de la respiration (13 études), le yoga/tai-chi (11), le biofeedback (8), la relaxation musculaire progressive (7) et la musique (7) ;
  • 54 études confirment que la plupart des techniques de relaxation permettent de réduire la pression artérielle systolique et diastolique chez des patients hypertendus après 3 mois de pratique en moyenne ;
  • vs l'absence d'intervention, le contrôle de la respiration permet une réduction de la pression artérielle systolique de 6,65 mm Hg, la méditation une baisse de 7,71 mm Hg, le tai-chi et le yoga, une baisse de 9,58 mm Hg, la pleine conscience une baisse de 9,90 mm Hg, la musique une baisse de 6,61 mm Hg, la relaxation musculaire une baisse de 7,46 mm Hg et la psychothérapie une baisse de 9,83 mm Hg ;
  • la pleine conscience et la psychothérapie apparaissent donc les approches les plus efficaces ;

  • cependant, aucune preuve d'efficacité n'est relevée pour une technique, quelle qu’elle soit, après 3 à 12 mois ;
  • même sur l’efficacité à court terme, le niveau de preuve est significatif mais modeste ;
  • d’ailleurs -relèvent les chercheurs- peu d'études sont menée sur un suivi à long terme de 12 mois ou plus ; les résultats mêmes en termes de réduction de l'hypertension artérielle sont limités et mitigés… les descriptions des interventions de relaxation sont parfois incomplètes ou rares.

 

Cependant, pris ensemble, ces premières données appellent à ne pas négliger les techniques de relaxation ou de gestion du stress pour mieux gérer sa tension artérielle. D’autres études restent nécessaires, car « l’incertitude persiste quant à cet effet, en raison du risque de biais dans les études actuelles et l’imprécision des estimations des effets de la relaxation sur la tension ».

 

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