JEUX VIDÉO : Le binge gaming associé à la dépression, à l’anxiété et à l’insomnie
Le jeu excessif ou « binge gaming » se confirme associé à la dépression, à l'anxiété et aux troubles du sommeil, conclut cette large étude menée à la Hong Kong Polytechnic University. Les conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE, révèlent en particulier que les garçons sont plus susceptibles que les filles, de souffrir de cette nouvelle forme de dépendance.
Le binge gaming ou dépendance aux jeux vidéo est caractérisé par le fait de jouer à des jeux vidéo pendant plus de 5 heures consécutives. Cette dépendance aux jeux vidéo -qui alimente la dépendance aux écrans et la sédentarité- est devenue un problème de santé émergent chez les enfants et les adolescents. Cependant, les facteurs et conséquences de cette pratique n'ont pas été suffisamment étudiés.
Cette recherche, menée en milieu scolaire auprès de jeunes participants âgés en moyenne de 12 ans, permet de préciser
le rôle et la part de responsabilité du jeu excessif dans les résultats sociaux, scolaires et de santé mentale,
et ses différences entre les sexes.
L’étude est donc une enquête menée, en milieu scolaire, auprès de 2.592 élèves du primaire et du secondaire, soit 1.404 garçons et 1.188 filles, âgés en moyenne de 12 ans. Les troubles liés aux jeux en ligne, la dépression, l'anxiété, le stress, la solitude, le soutien social, la qualité du sommeil et l’efficacité scolaire ont été évalués à l'aide d'échelles validées. L’analyse révèle que :
-
la prévalence globale de l’excès de jeux vidéo en ligne s’élève à 32 % ;
- 30 % des participants déclarent avoir vécu au moins 1 épisode de « binge gaming » au cours du mois précédent ;
- C’est précisément le cas de 38 % des garçons participants et de 24 % des filles ;
- chez les garçons, les joueurs excessifs présentent une dépression, une anxiété et un stress plus importants, une qualité de sommeil plus médiocre et une efficacité scolaire plus faible que leurs pairs joueurs non excessifs ;
- chez les filles aussi, les joueurs excessifs présentent les mêmes problèmes de santé mentale ;
- les non-joueurs sont généralement moins touchés par la dépression, l'anxiété, le stress ou la solitude, et ont une meilleure estime de soi ;
- le jeu compulsif semble constituer un indicateur comportemental et un facteur de risque de problèmes sociaux, scolaires et de santé mentale.
Prises ensemble, ces observations appellent des mesures préventives chez les jeunes, afin de préserver leur santé mentale, mais aussi leurs interactions sociales et leur réussite scolaire.
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