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PARENTALITÉ : Un facteur clé de qualité du sommeil de l’Enfant

Actualité publiée il y a 2 mois 1 jour 16 heures
Infant Behavior and Development
Une parentalité épanouie est une condition au bon sommeil de l’enfant (Visuel Adobe Stock 73458561)

Une parentalité épanouie est une condition au bon sommeil de l’enfant, souligne cette équipe de psychologues de l’Université d'Helsinki. La recherche, publiée dans la revue Infant Behavior and Development, pointe notamment le lien entre des difficultés maternelles à tisser des liens affectifs et des troubles du sommeil chez l'Enfant.

 

Les recherches sur la corrélation entre le lien parent-enfant, la parentalité et le sommeil de l’enfant sont rares, voire inexistantes en ce qui concerne les pères.

 

Cette nouvelle recherche montre une aggravation des troubles du sommeil chez l'Enfant, avec une déficience du lien parent-enfant, ces troubles pouvant persister jusqu’à l’âge de 2 ans.

 

L’étude menée à l'Institut finlandais de la santé et du bien-être et l'Université d'Helsinki a invité les parents participants, soit 1.299 mères et 1.211 pères à évaluer différents types de troubles du sommeil chez leurs nourrissons aux âges de 8 et 24 mois : troubles du sommeil en général, nombre de réveils nocturnes, retards à l'endormissement, difficultés à se réveiller et à s'endormir sans l'aide des parents après le réveil. Cette étude révèle que :

 

  • la qualité de la parentalité et notamment les difficultés rencontrées par les mères pour créer un lien affectif avec leur bébé de 8 mois entraînent chez l’enfant, une augmentation des troubles du sommeil et des difficultés d'endormissement ;
  • à l’âge de 2 ans, ces problèmes sont fréquemment aggravés par des réveils nocturnes et autres troubles du sommeil ;
  • ces associations persistent même après prise en compte des facteurs de confusion possibles, ou pouvant affecter, par ailleurs le sommeil du nourrisson, comme l'âge des parents, leurs symptômes dépressifs, leur niveau d'études, des problèmes de santé, ainsi que l'allaitement, le sexe, l'âge et le nombre de frères et sœurs ;

curieusement, l’étude conclut à

  • une absence de lien entre les problèmes de lien affectif paternel et les troubles du sommeil du nourrisson ;

  • les symptômes dépressifs, tant chez la mère que chez le père, augmentent le risque de troubles du sommeil de l'enfant ;
  • les symptômes dépressifs maternels sont clairement liés au sommeil du nourrisson, directement et indirectement, par le biais du lien affectif ;
  • d’ailleurs, le soutien à l'interaction mère-enfant atténue les troubles du sommeil du nourrisson.

Quelles implications ? Les interventions permettant d'identifier les difficultés affectives entre la mère et son nourrisson -si possible même de les prévoir avant même la naissance- et de renforcer ce lien devraient être plus largement développées.

 

En particulier lorsque la mère présente des symptômes dépressifs et des difficultés évidentes à établir un tel lien, conclut l’auteur principal, Erja Rusanen, docteur en éducation à l'Université d'Helsinki : « Il est important de soutenir le lien parent-enfant par des interventions ou une psychothérapie, car les troubles du lien et les troubles du sommeil du nourrisson ont probablement un effet amplificateur mutuel. Dans le pire des cas, ils peuvent créer

un cercle vicieux qui affecte négativement la vie familiale ».

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