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SUPER SENIORS : Mais qu’est ce qui permet à leur cerveau de résister ?

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 5 jours
Alzheimer’s & Dementia
Le Programme « SuperAgers » mené à l’Université Northwestern (Illinois), publie, aprè 25 années de recherche, de premières conclusions sur les caractéristiques de ces « super seniors » (Visuel Adobe 1313223929)

Le Programme « SuperAgers » mené à l’Université Northwestern (Illinois), publie, après 25 années de recherche, de premières conclusions sur les caractéristiques de ces « super seniors » : la première de ces conclusions, présentées dans la revue Alzheimer’s & Dementia, est que « le déclin cognitif n'est pas une conséquence inévitable du vieillissement ». Des observations, enfin, qui pourraient déboucher sur de nouvelles stratégies pour retarder et prévenir la démence, les maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence frontotemporale.

 

Le terme « SuperAger » a été inventé par le Dr M. Marsel Mesulam, fondateur du Mesulam Center for Cognitive Neurology and Alzheimer's Disease à Northwestern à la fin des années 1990. Ces super-âgés sont des adultes âgés de plus de 80 ans qui ont maintenu une capacité de mémoire équivalente à celle de personnes plus jeunes d’au moins 30 ans. Autre point commun de ces super-âgés : leur sociabilité.

« Mais qu’est ce qui permet à leur cerveau de résiste à l’accumulation de plaques  

et donc à la dégénérescence caractéristique de la maladie d’Alzheimer et autres démences ».  

 

L’étude suit depuis 25 ans, des participants âgés de 80 ans et plus, surnommés « super-âgés », pour mieux comprendre leurs mécanismes de fonctionnement. Depuis 2000, 290 participants SuperAgers ont participé au programme et les scientifiques ont autopsié 77 cerveaux. Ces individus uniques, qui présentent des performances cognitives exceptionnelles comparables à celles de personnes plus jeunes de 30 ans, remettent en question l’idée reçue selon laquelle le déclin cognitif est inévitable avec l’âge. Ces scientifiques nous livrent aujourd’hui les spécificités notables de mode de vie et de personnalité observées chez ces personnes super âgées vs vieillissement normal. Parmi ces caractéristiques :

 

  • une mémoire exceptionnelle à un âge avancé (trait spécifique des super âgés)
  • certains cerveaux présentent des amas et enchevêtrements de protéines amyloïdes et tau toxiques connues pour jouer un rôle clé dans la progression de la maladie d'Alzheimer, mais d'autres n'en présentent aucune ;
  • 2 mécanismes permettent de devenir un SuperAger :
  • une résistance cérébrale contre la formation de plaques et d’enchevêtrements de ces protéines toxiques ;
  • une résilience cérébrale toujours contre ces plaques et d’enchevêtrements de ces protéines toxiques que ces personnes fabriquent, mais qui ne semblent pas affecter leur cerveau ;
  • une structure cérébrale jeune : contrairement aux cerveaux vieillissants, les SuperAgers ne présentent pas d'amincissement significatif au niveau du cortex (la couche externe du cerveau) et ont même un cortex cingulaire antérieur plus épais que les jeunes adultes ;
  • or, le cortex cingulaire joue un rôle important dans l'intégration des informations liées à la prise de décision, aux émotions et à la motivation ;
  • les superagers présentent des caractéristiques cellulaires uniques : davantage de neurones von economo, des cellules spécialisées liées au comportement social, et de plus grands neurones entorhinaux, essentiels à la mémoire, vs leurs pairs vieillissants ;
  • une sociabilité et une vie en communauté (grégarité) ; en dépit et finalement, de modes de vie variés et des différences de pratique de l’exercice physique, les superagers ont la sociabilité pour point commun, et entretiennent de solides relations interpersonnelles.

« C'est vraiment ce que nous avons découvert dans leur cerveau qui nous a bouleversés »,

déclare le Dr Sandra Weintraub, professeure de psychiatrie, de sciences du comportement et de neurologie à l’école de médecine Feinberg de l'université Northwestern.

 

En identifiant progressivement les traits biologiques et comportementaux associés au super-vieillissement, les scientifiques pourront développer de nouvelles stratégies pour favoriser la résilience cognitive et retarder ou prévenir la maladie d'Alzheimer et d'autres démences.

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