MALADIES CARDIAQUES : Première cause de décès et pour longtemps
Alors que leurs principaux facteurs n’en finissent pas d'augmenter, les maladies cardiaques restent -et seront pour longtemps- la 1ère cause de décès dans le monde. Ces travaux publiés dans la revue Circulation, montrent qu’alimenté par l'augmentation continue de l'hypertension artérielle (HTA), de l'obésité et d'autres comorbidités chroniques, les maladies cardiaques continuent de tuer plus que toute autre cause, selon ces nouvelles statistiques de l'American Heart Association (AHA).
Cette mise à jour des données 2025 sur les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) pour les Etats-Unis, confirme que si les progrès médicaux ont permis à davantage de personnes de vivre plus longtemps avec, en raison de la progression de la plupart de leurs facteurs de risque, notamment l'hypertension artérielle (HTA) et l'obésité, ces maladies ne peuvent que continuer de croître à un rythme alarmant.
Les maladies cardiaques tuent plus que toute autre cause
« Saviez-vous qu'aux seuls États-Unis, une personne meurt d'une maladie cardiovasculaire toutes les 34 secondes ? Que près de 2.500 personnes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire ? », interpelle le Dr Keith Churchwell, président de l’AHA.
Maladie rénales et maladies cardiaques : des statistiques alarmantes même si, cette hausse importante se « tasse » un peu depuis la pandémie COVID. Le taux de décès de maladie cardiaque a baissé, comme les taux de décès de toutes causes à l’exception du taux de mortalité ajusté selon l’âge des maladies rénales, qui a augmenté de 1,5 %.
« Les maladies rénales sont en fait en hausse depuis dix ans ».
Ainsi, la prévalence mondiale des maladies rénales a augmenté de plus de 27 % depuis 2010. Un résultat remarquable, alors que les maladies cardiovasculaires contribuent largement aux maladies rénales et que les facteurs de risque des maladies cardiaques et des maladies rénales sont étroitement liés et comprennent :
- l’hypertension artérielle,
- l’obésité,
- le diabète.
Parmi les grandes conclusions de ce bilan :
- près de 47 % des adultes souffrent d’HTA ;
- plus de 72 % des adultes sont en surpoids ;
- près de 42 % souffrent d'obésité ;
- plus de la moitié des adultes (57 %) souffrent de diabète de type 2 ou de prédiabète ;
Si ces données se rapportent aux Etats-Unis, elles marquent cependant une tendance de fond dans les pays riches.
Le syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique est également désormais considéré par les sociétés savantes comme un trouble de santé, à part entière, mais avec des facteurs de risque en commun, avec les maladies cardiaques, les maladies rénales, le diabète et l’obésité.
La prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire devrait s’aggraver au cours des prochaines décennies.
« Bien que nous ayons fait beaucoup de progrès dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires au cours des dernières décennies, il reste encore beaucoup à faire. Si les tendances récentes se poursuivent, l’hypertension et l’obésité toucheront, aux seuls Etats-Unis, chacune, plus de 180 millions d’adultes américains d’ici 2050, tandis que la prévalence du diabète atteindra plus de 80 millions ".
Et les coûts des soins de santé liés aux maladies cardiovasculaires devraient être multipliés par 3 sur la même période.
Le message de ce bilan est donc bien de lutter contre ces facteurs de risque majeurs, en hausse continue, des maladies cardiovasculaires.
- Une tendance positive émerge cependant ! Au fil des ans les taux de cholestérol élevé baissent. Cela est probablement le résultat d’une sensibilisation accrue aux facteurs alimentaires et de mode de vie ainsi qu’à l’accès aux médicaments et à une meilleure surveillance clinique.
- Par ailleurs, on peut vivre mieux et plus longtemps avec une maladie cardiaque : « Les maladies cardiaques étaient autrefois considérées comme une condamnation à mort, mais grâce aux nombreuses avancées en matière de diagnostic et de traitement cliniques, les personnes peuvent vivre plus longtemps et en meilleure santé, même après un événement cardiovasculaire. Cependant, il reste essentiel de stopper ces facteurs de risque ».
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